• Quand on a peur, on fuit. (One Shot)

    Genre: horreur, suspens

    J'ai essayé d'écrire une courte histoire de suspens, mais je ne sais pas du tout ce que ça donne ! Donnez-moi votre avis, s'il-vous-plait ! :)

     


       J’ouvre doucement les yeux. J’ai mal à la tête. J’ai l’impression d’avoir dormi pendant des heures, dans un sommeil lourd. Je regarde autour de moi et me relève d’un coup brusque. Je ne me trouve pas dans ma chambre. Je suis dans une salle sombre où la seule lumière provient d’une bougie bientôt terminée. Je sors du lit en panique. Je n’ai jamais vu cette pièce, je ne sais pas où je me trouve. Je cherche une porte, mais rien. Comment ai-je bien pu arriver ici alors ? Je ne comprends pas. J’observe bien les murs puis le sol. Mais rien. Aucune trace d’ouverture. Puis je lève la tête. Il y a un trou dans le plafond. Mais je ne peux pas l’atteindre, même en levant les bras. Je saute pour essayer de toucher le plafond, sans résultat. Je décide de crier. J’entends le son de ma voix résonner. Comme il n’y a aucune réponse, je pense qu’il n’y a personne. Je m’approche du mur et m’assois. Nous sommes mardi, je crois. Normalement, je devrais être au lycée, avec mes amis. Je devrais passer les examens de mi-trimestre, mais je me retrouve ici. J’entends un bruit sourd. Je relève la tête et vois un corps étalé parterre. Je le rejoins. C’était un jeune homme d’environ la vingtaine. Son visage est recouvert de balafres et son corps d’entailles. Il avait été torturé. Mais par qui ? Qui voudrait martyriser quelqu’un ? Surtout dans notre grande et belle ville. Je ne comprends pas. Je réfléchis puis tout me revient. Il y a quelques jours ma mère s’épouvanta devant les informations mais je me consacrais à mon Anglais et ne lui ai donc pas demandé ce qu’il se passait. Le lendemain, même les professeurs étaient sous le choc. J’ai demandé à un ami ce qui s’était passé la vieille et il m’a appris la nouvelle. Les policiers avaient retrouvés le corps ensanglanté d’une jeune femme. Elle avait dit à ses parents qu’elle partirait faire un tour avec des amies mais elle n’était jamais revenue. Tout le monde croyait à une fugue puisqu’elle se disputait souvent avec ses parents. Le lendemain, on avait retrouvé la jeune femme. Le soir même, j’avais décidé de regarder la télévision et j’avais enfin vu le corps de la jeune femme. Elle était brune, la peau très claire mais marquée de cicatrices. Sur ses bras, je pouvais voir d’étranges symboles inscrits avec l’aide d’un couteau. Mais l’horreur a pris le dessus quand j’ai appris que l’assassin avait retiré un morceau de son cerveau.

         Je commence à trembler. Le jeune homme est ouvert à la tête. Il lui manque un morceau de cerveau. J’ai peur. Va-t-il m’arriver la même chose qu’aux deux précédentes victimes ? J’entends comme des bruits de portes qui se ferment. Puis des bruits de pas.
    « - Il... Il y a quelqu’un ? demandé-je. » Mais personne ne me répond. Je regarde par le trou du plafond. C’est sombre mais mes yeux s’y habituent petit à petit. Au bout d’une minute, je peux voir à peu près bien. Et je vois des yeux qui m’observent. Je sursaute de peur et j’entends un ricanement. Je me recule le plus possible du trou. Puis un liquide coule. Un liquide rouge foncé. Le sang atteint le sol et s’étale lentement. Je sens des larmes monter jusqu’à mes yeux. Puis au sang se rajoutent des os. J’ai un haut le cœur et j’ai envie de vomir mais je me retiens. Une voix m’ordonne de m’approcher vers le trou. Comme je n’obéis pas, des doigts et des orteils coupés tombent. Je décide finalement de l’écouter. Je m’avance doucement, prudemment, sous le trou. Je lève les yeux. Il y a un peu de lumière mais pas assez pour identifier la personne.
    « - Pourquoi moi ? Qu’ai-je fait ? » Elle ne me répond pas. « S’il-vous-plaît, dites-le moi... » Mais rien. Je ne sais absolument pas pourquoi je me trouve ici. La personne s’éloigne. J’entends ses bruits de pas. Le bruit se dissipe peu à peu. Je regarde mes pieds qui sont salis par le sang. Il y a en tout quatre doigts et deux orteils. Mais le jeune homme les a tous. Ça voudrait dire qu’il y a une troisième victime. Je me dépêche de vérifier que j’ai bien tous mes doigts et tous mes orteils. C’est bon, je les ai. Il y a donc une troisième victime. Et je suis la quatrième, ou plus, qui sait ? Je pleure. J’ai peur de ce qu’il va advenir de moi. Je ne veux pas souffrir. Je ne veux pas mourir dans d’atroces souffrances. Je m’assois contre le mur et attends.

        Je me souviens de la jeune fille qui était persécutée au lycée. Tout le monde en avait après elle car elle était plus imposante que les autres filles. D’ailleurs, les filles l’évitaient. Elle était toujours toute seule. Des garçons la tapaient parfois. Non, souvent. Puis un jour elle a disparu. Je crois qu’elle a déménagé. Je n’ai jamais rien fait pour l’aider. Je ne la connaissais pas. Et je le regrette. Je sais qu’il n’y a personne, mais s’il y avait eu quelqu’un, on ne m’aurait certainement pas apporté de l’aide car ce quelqu’un ne m’aurait pas forcément connu. Qui risquerait sa vie pour un inconnu ?

         Au bout d’un certain temps, une échelle tombe par le trou. La voix me dit de monter. J’obéis dans la peur. Je ne sais même pas me défendre. Je monte lentement. Je ne vois personne en haut. J’atteins enfin l’étage. Je regarde autour de moi. Il n’y a rien dans la pièce. Il n’y a qu’une porte, fermée. Je m’avance vers elle et pose ma main sur la poignée. Je pousse un cri. Il y a du sang. J’ouvre tout de même la porte.

         Je sens un petit air frais. La luminosité est au plus bas. J'aperçois tout de même des haies. J'observe au mieux le paysage. Je dirais que je me trouve dans une sorte de labyrinthe. C'est très étrange. L'air est soporifique. Je sens mes paupières tomber mais je me retiens. Si jamais je fermais les yeux, que m'arriverait-il ensuite ? Un bruit fort surgit et me réveille totalement. On aurait dit un hurlement. Mais pas humain. Je secoue ma tête et me raisonne. Enfin j'essaye. Je n'arrive même plus contrôler mes jambes. Elles avancent d'un pas rapide pour me faire pénétrer dans le labyrinthe. Je me mets à courir. Le hurlement continue de résonner dans ce lieu. Je pose ma main sur la partie gauche du labyrinthe. Je me souviens qu'un jour, javais lu dans un livre du CDI que pour trouver la sortie du labyrinthe, il fallait toujours poser sa main sur le côté gauche et marcher jusqu'à atteindre la sortie. Je coure une dizaine de minutes, mais toujours rien. Le hurlement devient de plus en plus fort. Je m'arrête pour reprendre mon souffle et constate que mes mains tremblent beaucoup. Je repose ma main sur le côté gauche et repars en trottinant. Après une quinzaine de minutes, le hurlement s'arrête. Je n'entends plus rien mis à part ma respiration. Je ne sais pas si c'est un bon signe ou non. Mais je pense avoir ma petite idée. Puis je remarque que ma respiration est étrangement forte. Je sens mon cœur battre très fort et des gouttes de sueurs couler sur mon visage. J'ai arrêté de trembler, mais ce n'est pas pour autant que je n'ai plus peur. Je tourne lentement, très lentement ma tête. Je me sens très mal, je respire mal, ma vue est un peu floue. Je me retourne en arrêtant de respirer. Pourtant, j'entends toujours cette forte respiration. Je sais maintenant d'où elle provient. Je n'arrive même pas à crier. Il se tient, là, devant moi, grand, imposant, avec un regard assassin, un sourire de psychopathe sur les lèvres et sa tête est inclinée sur la droite. Il me regarde et rigole. C'est comme s'il aimait voir la tête des personnes qu'il tue, voir leur visage. effrayé et désespéré. Il s'avance, pas après pas, vers moi. Il a un couteau dans sa main droite et dans l'autre, il tient un scalpel. Je regarde à gauche puis à droite, mais il n'y a pas de sortie, et encore moins de chemin. Il a réussi à m'attirer dans son piège. C'en est fini de moi, je le sais. Il continue de s'approcher et moi je ne bouge pas. Ça y est, il n'est plus qu'à un mètre de moi. Il a des cheveux noirs et fins, des yeux bleus qui vous percent du regard, sa peau est plutôt claire, ses dents sont sales tout comme sa blouse qui est tâchée de sang, et ses mains aussi. Il porte de grosses chaussures de marche noires. Son rire glace le sang. Il semble... excité. Oui, c'est le bon mot. Il a l'air d'aimer torturer les gens. Moi non. Je n'en peux plus. Je le supplie d'en terminer avec moi. Il a l'air encore plus heureux, plus fier de lui. Il prend mon visage avec sa main gauche pour le relever et que je le regarde droit dans les yeux. Il rigole toujours autant. Puis il s'arrête de rire. Et de sourire. Il fait encore plus peur quand il ne sourit pas. J'arrête totalement de respirer.

         Un bruit sourd me réveille. J'ouvre brusquement les yeux. Comme la lumière est trop forte, je ne vois rien. Je respire un bon coup, soulagé. Ce n'était qu'un mauvais rêve. La lumière est de moins en moins éblouissante. Je vois enfin normalement. Et ce que je vois me choque. Même lit, même trou dans le plafond, même pièce. La seule différence, c'est le nombre de bougies. En face de moi, il y a du sang et un corps...


  • Commentaires

    1
    Samedi 12 Juillet 2014 à 15:08

    Wouaw mamamiya ! (C'est même pas français ce mot) J'ai adorée . Continue franchement c'est super . La j'ai carrément l'impression de lire le roman que j'écris , pas dans l'histoire mais le suspense et la peur procurer car oui je relis tous le temps ce que j'écris lol . 

    2
    Samedi 12 Juillet 2014 à 16:12

    Haha merci (^///^)

    C'est bien ! Dis-moi dès qu'il sera fini ! =D

    3
    Samedi 12 Juillet 2014 à 16:24

    Promis !

    4
    Samedi 12 Juillet 2014 à 16:27

    Merci !! *^^*

    5
    Samedi 12 Juillet 2014 à 16:30

    De rien ! ^^

    6
    Dimanche 23 Juin à 09:48

    c'est super



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