• Chacun ses problèmes (One Shot)

    Genre: déprimant (?)

    Bon, j'ai observé des gens autour de moi, des gens qui marchent dans les rues de ma ville, des gens à la télévision, et j'ai écrit cette histoire car j'aime bien analyser ce que pensent les humains (devil :3) et leur façon de vivre avec leurs minables problèmes du genre: "Mon fils a encore mis de la boue sur ses nouveaux vêtements !". Ça me désespère. Alors j'ai regroupé un problème que je trouve grave et qui m'est sur le cœur et un autre que la plupart des adolescents croient connaître et vivre tous les jours, alors que beaucoup d'entre eux ne savent pas ce qu'ils disent.


           Il est tard, mais me voici à écrire. Si ma mère savait que je suis réveillée à cette heure "tardive", elle me crierait dessus et me punirait à coup sûr.

        J'ai de très bons résultats scolaires et je suis en bonne santé. Je dois paraître égoïste de me déclarer malheureuse alors que je vis dans une maison sans maladie mortelle, je crois. Mais cela m'est égal. Je suis une personne désespérée et triste et je vais essayer de vous faire comprendre ce que je ressens et pourquoi je me sens ainsi.

         Vous êtes-vous déjà retrouvé entouré d'adultes, au beau milieu d'une conversation, à vous sentir exclu ? Enfin exclu n'est pas le bon terme. A vous sentir de trop ? Eh bien voyez-vous, c'est ce que je ressens tous les jours avec ma famille. Ma mère préfère mon frère ainé pour une raison qui m'est inconnue. Et ce, malgré mes résultats meilleurs que les siens. D'ailleurs, c'est un redoublant. Alors que moi, non. C'est une personne renfermée qui passe son temps à jouer aux jeux vidéos, pardi qu'il redouble. Moi, je lis, écris, dessine, sors en ville, fais du sport et oh ! j'ai des amis.  Mais cela ne suffit pas à ma mère. Soit elle me méprise de naissance, soit elle a pitié de mon frère. Ou bien les deux. Quoi qu'il en soit, je me sens de trop. peut-être qu'en obtenant de très bons résultats au baccalauréat , pourrais-je remonter dans son estime ? C'est ce que j'essaye de me dire, mais je sais que ça n'y changera rien. Quand je rapporte des vingt sur vingt, elle ne me dit rien. Au contraire, quand je rentre avec une note aux alentours de treize, je me fais réprimander. Est-ce donc ça d'avoir une frère plus âgé ? Serai-je respectée quand j'aurai mes dix-huit ans ?

        De toute façon, plus le temps passe et ma relations familiale reste la même, plus ma haine contre mon sang augmente. Suis-je vraiment de trop ? Je n'ose pas en parler à mes amis, je ne veux pas les embêter avec mes pauvres problèmes familiaux. Alors j'écris pour faire disparaître mes peines et mes craintes. Mais en vain.

          Je regrette le temps quand j'étais insouciante. Le temps quand j'étais une enfant. J'avais tellement de rêves ! Et d'ambition. Mais en grandissant, j'ai réalisé ce qu'est vraiment la vie et depuis, mes pensées se sont assombries. Il y a des semaines pendant lesquelles je me sens vivante. enfin, pendant cette période, les problèmes arrivent sans crier gare et toute ma bonne humeur et ma confiance en moi disparaissent. Puis un jour, je me lève, déprimée, ma vivacité totalement disparue. ainsi de suite, les périodes se suivent. J'ai essayé de voir d'où cela provenait. Maintenant, je le sais. C'est dû à un stresse intense et continu et à un manque de sommeil. Là, je remercie mon sang. je m'explique:

         Après la naissance de mon gentil et adorable frère, ma mère a eu un problèmes avec ces ovaires et il lui était impossible d'avoir des enfants. Elle a fait une première fausse-couche trois ans après la naissance de mon frère et a perdu des jumeaux. Puis quatre ans plus tard, elle retomba enceinte de jumeaux. Elle stressait énormément car elle avait peur de refaire une fausse-couche, de nous perdre. Elle perdit un des jumeaux, et l'autre sortit tranquillement de son ventre. depuis s'est écoulé un bon nombre d'années et moi, j'ai hérité du stresse de ma mère. Et en plus, avec la chance que j'ai, dans ma famille, nous ne dormons pas beaucoup. Enfin, moi oui, ma mère dit qu'elle ne dort pas beaucoup alors qu'elle dépasse la barre des sept heures de sommeil.
    Voilà l'origine de ma bipolarité. Génial, n'est-ce pas ? Vous demandez-vous pourquoi ma mère ne l'a-t-elle pas remarqué ? N'est-ce donc pas évident ? D'un, je suis invisible à ses yeux, à part quand il s'agit de venir me réprimander, et de deux, par je ne sais pas quelle conscience, j'ai tout de suite mis un masque. Comme ça ma famille ne le remarque pas, et mes amis non plus. J'avoue par-contre qu'il m'arrive souvent de me demander qui je suis vraiment, à force de porter ce masque. Mais ça, ce n'est pas important.

         Plus j'y pense, et plus je me dis que ma mère doit m'en vouloir d'avoir survécu alors que mon jumeau non. Je m'en veux moi aussi. Si je pouvais le faire, j'échangerais nos places. Mais ça, c'est du pur égoïsme.

         Et voilà à quoi se résume ma misérable existence. Peut-être un jour trouverai-je ma véritable place.

         Mais j'en doute fort.


  • Commentaires

    1
    Lundi 1er Septembre 2014 à 17:04

    Es ce un texte ? Cet ta vie ? Ma pauvre ...

    2
    Lundi 1er Septembre 2014 à 17:08

    Non, x) J'ai écrit au-dessus que je prenais pour exemple des gens que je ne croisent qu'une seule fois dans ma vie. Et avec des sujets pareil, j'espère qu'un jour les gens apprendront à grandir et un peu à profiter de la vie mais sans être idiot.

    3
    Lundi 1er Septembre 2014 à 17:24

    le soulagement m'envahit dans se cas vraiment super texte chapeau ! :D

    4
    Lundi 1er Septembre 2014 à 17:27

    >///< tant mieux ! x)

    Merci ! :)



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